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Pétition des femmes-1789 Journal de la société-1791 R&evolutions de Paris-1790 Annales de l'éducation et du sexe-1791 La Bouche de fer
1790 Les enfants de Sodome-1793 Déclaration des Droits de l'H-1790 Pacte national-1791 Pétition à l'Assemblée nationale

de 1789 à 1847

1789
- 1er janvier un certain nombre de femmes du Tiers État se sont exprimées dans les Cahiers de doléances comme dans la Pétition de femmes du Tiers État au roi pour la possibilité de recevoir une éducation suffisante, l’ouverture d’écoles gratuites et dénonçant la prostitution… Des femmes revendiquent le droit au travail, la protection de la loi pour les femmes abandonnées et les filles-mères, le droit à la santé - le droit à des sages-femmes expérimentées -, la réforme du mariage et le droit au divorce, l’accès à la citoyenneté… [documents]
- discours de l'abbé Sieyès du 20-21 juillet 1789, distinguant entre citoyens actifs et passifs, les femmes sont classées, comme les enfants, les étrangers et tous ceux ne pouvant s'acquitter d'un cens électoral, dans cette seconde catégorie
- les Constituants décident de fonder la loi sur les droits de l’Homme, dès la nuit du 4 août 1789, ils suspendent les possibilités de poursuites pénales des infâmes, et reconnaissent leurs droits : la répression pénale de l’homosexualité est abandonnée. Ces mesures sont confirmées par le Code pénal de 1791. L’abolition du crime de sodomie se fait par les lois des 25 septembre et 6 octobre 1791
- 16 août 1789 l’Assemblée constituante adopte la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen mais il n’est pas fait mention des femmes. Celles-ci protestent alors contre leur exclusion civique et politique
- août Louise-Félicité Guynement de Kéralio fonde, à Paris, le Journal d’État et du Citoyen; elle est la première femme à être rédactrice en chef d’un journal
- 5 et 6 octobre marche de 6000 à 7000 femmes de Paris à Versailles
- 3 novembre Articles de la Constitution instaurent un régime de monarchie constitutionnelle à la place de la royauté de droit divin et de ses lois fondamentales. Ce texte comporte dix-neuf articles. La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen lui sert de préambule. Ce texte affirme pour la première fois le passage de l'origine du pouvoir de Dieu à la Nation, de la souveraineté du Roi à celle de la Loi, et il met pour la première fois en œuvre de façon stricte le principe de la séparation des pouvoirs
- abolition du pilori celui des Halles, à Paris, était constitué d'une tourelle qui recouvrait un cercle de fer tournant sur un pivot et percé de trous où l'on passait la tête et les mains des condamnés; le criminel était exposé pendant trois jours de marché
• 1790
- janvier Théroigne de Méricourt fonde La Société des Amis de la Loi ; elle en est la seule femme; elle appelle le peuple à prendre les armes
- création de la Société fraternelle de l’un et l’autre sexe, Défenseurs de la Constitution largement ouverte aux femmes; Théroigne de Méricourt y participe ainsi que Etta Palm, connue également comme la baronne d’Aelders, et Louise-Félicité Guynement de Kéralio
- 3 juillet Condorcet se prononce pour le vote des femmes dans un article du Journal de la société qu’il dirige; il publie en 1790 De l’admission des femmes au droit de cité
- dans Le cri de l’innocence, Olympe de Gouges annonce un pacte national; Je vais, moi, me faire connaître et apprendre aux factieux de tous les partis à respecter une femme comme moi. O Femmes, femmes quand cesserez-vous d'être aveugles !
- suppression du droit d'aînesse, les femmes deviennent égales aux hommes concernant les droits de succession
- Les Annales de l'éducation et du sexe ou Journal des Demoiselles, journal de madame Mouret
- Le Journal de la mode et du goût
• 1791

- février, création des Clubs fédératifs des citoyennes patriotes sous l’égide du journal La Bouche de fer, journal parisien publié entre octobre 1790 et juillet 1791 et édité par Nicolas de Bonneville
- mars Etta Palm souhaite créer des Sociétés fraternelles de femmes dans les 83 départements de la France: pour elle, une seconde révolution dans nos mœurs !
- Constitution du 3 septembre : suffrage censitaire - citoyens actifs âgés de 25 ans accomplis, domiciliés depuis un an dans la ville ou le canton, non domestiques, inscrits à la garde nationale, ayant prêté serment civique, n’être ni en état d‘accusation, ni failli, ni insolvable non libéré et acquittant une contribution directe égale à 3 journées de travail - et indirect - les citoyens actifs désignent au sein des assemblées primaires les électeurs du second degré chargés d’élire les députés; second degré: propriétaire, usufruitier ou fermier d’un bien évalué dont la valeur varie entre 100 et 400 journées de travail
- 25 septembre Olympe de Gouges réclame dans la Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyennel’extension aux femmes de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen; l’article 10: La femme a le droit de monter sur l’échafaud, elle doit avoir également celui de monter à la tribune. En relation avec Condorcet et son épouse née Sophie de Grouchy, elle rejoint les Girondins en 1792. Elle demande l’instauration du divorce et la suppression du mariage religieux remplacé par une sorte de contrat civil signé entre concubins qui prendrait en compte les enfants issus de liaisons nées d’une inclination particulière. En 1793, elle s’en prend à ceux qu’elle tient pour responsables des atrocités des 2 et 3 septembre 1792 : Le sang, même des coupables, versé avec cruauté et profusion, souille éternellement les Révolutions et dénonce la montée en puissance de la dictature montagnarde, sur les dangers de dictature qui se profilait, avec la mise en place d’un Comité de salut public, le 6 avril 1793, qui s’arrogeait le pouvoir d’envoyer les députés en prison. Elle finit sur l’échafaud… [documents]
- 6 octobre le nouveau Code criminel, laïcisé, abandonne le crime de sodomie : les rapports homosexuels en privé entre adultes consentants
- le code pénal fait du viol un crime contre les personnes (avant préjudiciable à l’ordre social)
- Etta Palm d'Aedlers est à l'origine du premier cercle exclusivement féminin de l'histoire de France, la Société patriotique et de bienfaisance des amies de la vérité qui plaide pour l'éducation des petites filles pauvres puis réclame le divorce et les droits politiques
- Cinq mémoires sur l’instruction publique de Condorcet: l’instruction doit être la même pour les femmes et pour les hommes
- après avoir publié Les Enfants de Sodome à l'Assemblée en 1870, Charles marquis de Villette, écrivain et homme politique, publie La Vie privée du ci derrière marquis de Villette et s’affiche partout avec la célèbre Mademoiselle Raucourt, lesbienne déclarée. Il brûle publiquement ses lettres de noblesse pour prendre le nom de Charles Villette
• 1792
- Théroigne de Méricourt participe à la prise de la Bastille et à la marche sur Versailles; prononce plusieurs discours aux Jacobins contre la bourgeoisie qui souhaite que les femmes restent au foyer; elle est internée à l'hôpital de la Salpêtrière pendant les 23 dernières années de sa vie devenant folle après avoir été fouettée nue par des partisanes de leurs adversaires
- 1er avril une délégation réclame aux députés pour les filles une éducation égale à celle à celle de l'homme, qu'elles soient déclarées majeures à vingt et un ans, que la liberté politique et l'égalité des droits soient communs aux deux sexes, que le divorce soit décrété
- 11 août décret supprimant la distinction entre citoyens actifs et passifs; pour être électeur, il suffit d’être français, âgé de 21 ans, domicilié depuis un an dans le canton, de vivre de son revenu ou du produit de son travail; pour être éligible, outre les conditions précédentes, il suffit d’avoir vingt cinq ans - 7 millions d’hommes
- 20 septembre l’Assemblée législative vote la loi sur le divorce - à partir de l'an VII (fin 1798 et 1799), un mariage sur trois est dissout à Paris -; les femmes obtiennent l’égalité civile dans le mariage et le divorce; le mariage civil implique un consentement mutuel
- un décret du 20 septembre fixe l’âge de la majorité civile à 21 ans tant pour les filles que pour les garçons (25 ans sous l'Ancien Régime) et l’âge légalement requis afin de pouvoir contracter mariage à 13 ans pour les filles et à 15 ans pour les garçons
- 21 septembre an Un de la République française
- Mary Wollstonecraft publie Vindication of the Rights of Woman - Défense des droits de la femme; pour elle, les femmes devraient bénéficier d’une éducation semblable à celle de l’homme et devraient pouvoir jouir de la même liberté; elle sera surnommée, par certains, L’hyène à jupons !

1792 Discours de Claire Lacombe-1792 Rapport de Claire Lacombe-1793 Déclaration des Droits de l'Homme-1793 exécution d'une femme

• 1793
- les femmes de Paris coiffées d’un bonnet rouge prennent d’assaut le Conseil général de la Commune de Paris, avec à leur tête, Claire Lacombe; elles sont repoussées par le procureur général Chaumette
- fermetures des clubs féminins par la Convention, un seul député s'y oppose Louis Joseph Charlier
- janvier Olympe fait afficher sur les murs de Paris au sujet du roi: J’opine qu’un vrai républicain ne votera sa mort et Le sang même des coupables souille éternellement les révolutions
- Constitution de la Première République : suffrage universel masculin, les femmes sont exclues, au même titre que les domestiques ou les enfants; adoption: 1801918 oui, 11610 non, 4300000 abstentions
- février création de la Société des Citoyennes républicaines révolutionnaires par Pauline Léon et Claire Lacombe, groupe révolutionnaire exclusivement féminin, aux revendications sociales et féministes; elle est interdite l'été suivant par le gouvernement révolutionnaire; Claire Lacombe proposant d’armer les femmes…
- 29 avril Pierre Guyomar, député des Côtes-du-Nord présente à la Convention un ouvrage Le partisan de l'égalité politique entre les individus : Apôtres de l'égalité, traitons les femmes égales et marchons de front dans la carrière politique
- les deux cents femmes du Club des citoyennes républicaines révolutionnaires créé le 10 mai 1793 par Claire Lacombe et Pauline Léon, les «tricoteuses», occupent les tribunes publiques de la Constituante et apostrophent les députés, entendant représenter le peuple souverain. Claire Lacombe propose d’armer les femmes
- novembre toute association politique féminine est interdite par la Convention, un seul député s'y oppose Louis-Joseph Charlier
- 6 novembre Olympe de Gouges arrêtée pendant la Terreur pour girondisme est exécutée. Rappelez-vous, rappelez-vous cette virago, cette femme homme, l’impudente Olympe de Gouges qui, la première, institua des sociétés de femmes, qui abandonna les soins de son ménage, voulut politiquer et commit des crimes. Tous ces êtres immoraux ont été anéantis sous le fer vengeur des lois. Courrier Républicain, 17 novembre 1793. Ces paroles ont été prononcées par le procureur Chaumette au moment de son procès. Elle voulut être homme d'État et il semble que la loi ait puni cette conspiratrice d'avoir oublié les vertus qui conviennent à son sexe, Le Moniteur
- madame Roland, proche des Girondins est guillotinée; Charlotte Corday est guillotinée
• 1794
- Lucile Desmoulins
, la femme de Camille, est guillotinée
- la loi du 6 fructidore an II (1794) instaure l'immuabilité du nom: Aucun citoyen ne pourra porter de nom ni de prénom autres que ceux exprimés dans son acte de naissance. !!! (manifestement les femmes mariées ne savent toujours pas lire!)
• 1795
- un décret du 20 mai interdit les tribunes aux femmes; exclues de la vie politique elles s’installent dans les travées réservées au public dans les différentes assemblées et émettent des avis en pleine délibération des législateurs; elles sont vite taxées du nom de "tricoteuses", car nombre d’entre elles pratiquent effectivement le tricot en séance ou entre deux débats; elles ne peuvent se regrouper à plus de cinq dans les rues

1793 le Partisan de l'Égalité politique1795 Journal des Dames et des Modes1801 Interdiction de la lecture1821 Nouveau Journal des DamesClaire Démar

• 1796 Le Papillon, journal des arts et des plaisirs dédié aux muses et aux grâces
• 1797-1839
Le Journal des Dames et des Modes dirigé par Pierre-Antoine Leboux de la Mésangère
• 1798
Le Tableau général des Goûts, des Modes et des Costumes de Paris
• 1799
L’Arlequin
• 1800
une ordonnance de la préfecture de Paris interdit aux femmes de se travestir en homme
• 1803 formation des sages-femmes
• 1804 promulgation du Code civil, travail de la commission de quatre membres : Tronchet, Bigot de Preameneu, Portalis et Maleville; y prévaut un modèle de famille où une femme est placée sous la dépendance de son mari, femme mariée une mineure, à l’instar des enfants et des fous; interdiction d’accès aux lycées et aux universités; interdiction de signer un contrat, de gérer ses biens; exclusion totale des droits politiques; interdiction de travailler sans l’autorisation du mari; interdiction de toucher elle-même son salaire; contrôle du mari sur la correspondance et les relations; interdiction de voyager à l’étranger sans autorisation; répression très dure de l’adultère pour les femmes; les filles-mères et les enfants naturels n’ont aucun droit; une femme mariée prend automatiquement la nationalité de son mari. Si le Code civil maintint la possibilité de divorcer en ce qui concerne l'adultère du mari : une femme ne pouvait le demander que si le mari avait tenu sa concubine dans la maison commune (art. 229), mais une femme adultère était soumise à une sanction pénale, pouvant être condamnée à la maison de correction pour une durée de 3 mois à 2 ans; un adultérin ne pouvait se marier avec sa complice. La femme appartient à l’homme comme l’arbre au jardinier, disait Napoléon. L’âge légal requis afin de pouvoir contracter mariage est abaissé à 15 ans pour les filles et 18 ans pour les garçons et la majorité matrimoniale à 25 ans pour les garçons et à 21 ans pour les filles
• 1806 première chaire d’obstétrique
• 1807 Claude-Henri de Saint-Simon plaide pour le droit de vote des femmes
• 1808 les filles et les femmes sont interdites dans l’enceinte des lycées
• 1809 L'Athénée des Dames, journal édité par Sophie de Renneville, écrit par des femmes, lutte pour les droits des femmes; rapidement interdit

1821 Petit Courrier des Dames-1821 Petit Courrier des Dames-1831 Le Globe-1832 Journal des Femmes1832 La Femme libre1832 Tribune des femmes-1832 L'Amazone-1833 le Conseiller des femmes-1833 Journal des demoiselles-1834 Journal pour Toutes

• 1810
- le nouveau Code pénal napoléonien entérine le Code criminel de 1791 en ce qui concerne la sodomie. Il prévoit de lourdes peines contre les avortements (article 317); l’infanticide (trois jours après la naissance) est puni de peine de mort
- le devoir conjugal est une obligation, il n’y a pas de viol entre époux
• 1813 la Bavière dépénalise les relations sexuelles entre hommes
• 1814 Charte constitutionnelle du 4 juin : suffrage restreint subordonné au paiement d’un cens élevé, avoir 30 ans et payer 300 francs de contribution; pour être éligible : 40 ans, payer 1 000 francs de contribution; 110 000 électeurs et 16 000 éligibles
• 1816 restauration monarchique, règne de Louis XVIII; le divorce est interdit le 8 mai. La royauté veut rendre au mariage toute sa dignité dans l'intérêt de la religion, des mœurs, de la monarchie et de la famille
• 1818
- Observateur des Modes - Revue Morale et Littéraire,
fusionne en 1823 avec le Journal des Dames et des Modes
- Shelley achève le Discours sur les mœurs des Anciens Grecs qui ne sera publié qu’en 1934 !
• 1819 mai lois sur la presse qui suppriment la censure et l’autorisation préalable de publier
• 1821 Petit Courrier des Dames, créé par Donatine Thierry, avec une édition en anglais
• 1820-40 développement des cercles de socialistes utopistes dénonçant l’assujettissement des femmes notamment dans le mariage
• 1826
ouverture de la première « salle d’asile » mixte pour les enfants de 2 à 6 ans - 5000 en 1881
• 1829
Inde le Satî Prevention Regulation Act interdit la pratique de la satî, le sacrifice des veuves qui se jettent dans le bûcher crématoire de leur époux
• 1830
- création des premières écoles de filles (non obligatoires)
- développement des saint-simoniennes : Claire Bazard (La Femme nouvelle), Cécile Fournel, Marie Talon, Eugénie Niboyet, Désirée Gay Véret… s’associent au mouvement saint-simonien qui, en portant au cœur de la doctrine la question femme, participe au regain de féminisme qui se produit au cours des ces années
• 1831 dans le Globe du 28 novembre, le Père Enfantin, dirigeant du Mouvement saint-simonien, déclare ne plus permettre aux femmes de progresser dans la hiérarchie; de nombreuses femmes quittent alors le Mouvement
• 1832
- 22 février aux États-Unis, la Female Anti-slavery Society est fondée dans le Massachusetts. Ce fut la première organisation abolitionniste établie par des femmes noires
- 15 août, création par Marie-Reine Guindorf, ouvrière modiste, et Désirée Véret, ouvrière lingère, qui viennent de quitter le mouvement saint-simonien, de La Femme de l'Avenir - Apostolat des Femmes; 8 pages, un seul article: Appel aux femmes. Dès le deuxième numéro, Suzanne Voilquin devient sa rédactrice en chef et renomme le journal: La Femme nouvelle ou La Tribune des femmes; y collaborent Claire Démar, Claire Bazard et Jeanne-Victoire Deroin, ouvrière lingère devenue institutrice. C’est une feuille entièrement féminine, de la conception à la réalisation, impression comprise dont le mot d'ordre est : Refusons pour époux tout homme qui ne consentirait point à partager le pouvoir et Les femmes jusqu’à présent ont été des esclaves soumises ou esclaves révoltées, jamais libres…; elles signent de leurs seuls prénoms refusant ainsi de porter le nom de leur père ou de leur époux
- Désirée Gay (Jeanne Véret) et Suzanne Voilquin créent l'Association de la Femme nouvelle
- création de l’Amazone, Suzanne Voilquin , Jeanne-Désirée Véret, Claire Démar, Marie-Reine Guindorf, Julie Parsy, premières rédactrices de cette feuille entièrement féminine
- madame Herbinot de Mauchamps crée la revue mensuelle: La Gazette des Femmes, journal de législation de jurisprudence, de littérature et de théâtre. Elle somma Louis-Philippe d'ajouter à ses titres, celui de roi des Françaises. La revue ne vécut que deux ans
- Club de l’émancipation des femmes, rue de Provence, créé par Jeanne Deroin et Désirée Gay qui viennent de quitter le mouvement saint-simonien
- Le Journal des Femmes, dirigé par madame Louise Bernard et madame Fouqueau de Passy, avec la collaboration de Delphine Gay et de George Sand
- jusque là délit, le viol est désormais un crime, mais c’est le père ou le mari qui est considéré comme lésé
- répression des attentats à la pudeur sur les mineur(e)s
- la loi du 28 avril 1832 introduit dans le droit français un seuil de majorité sexuelle, fixé alors à 11 ans. [Ce seuil est repoussé à 13 ans le 13 mai 1863 puis à 15 ans par une ordonnance du 2 juillet 1945. À noter qu'il s'agit d'une majorité sexuelle restrictive, dans le cadre de relations strictement hétérosexuelles, voire de couple]
• 1833
- juin loi Guizot sur l'instruction primaire : chaque département doit entretenir une école normale d'instituteurs pour la formation des maîtres et chaque commune de plus de cinq cents habitants est tenue d'entretenir une école primaire et un instituteur. Rien pour les filles
- octobre Le Conseiller des femmes premier hebdo féministe non parisien, créé à Lyon par par Eugénie Niboyet (Mouchon), traductrice de Mary Wollstonekraft, et de Charles Dickens, auquel participa Marceline Desbordes-Valmore. Son but: Élever les femmes à la hauteur de ce siècle !
- Claire Démar, féministe, journaliste, écrivaine et ex-membre du mouvement saint-simonien se livre dans son Appel au peuple sur l'affranchissement de la femme, dans La Femme nouvelle, à une critique radicale du mariage forme de prostitution légale; elle se lie à Suzanne Voilquin, et participe aux différents titres dont Suzanne a pris la direction : La Femme nouvelle, L'Apostolat des femmes, et La Tribune des femmes
- Journal des demoiselles, par Jeanne-Justine Fouqueau de Pussy, destiné aux jeunes filles âgées de 14 à 18 ans, de classes aisées; jusqu'en 1922. Les thèmes abordés étaient les Beaux-arts, le théâtre et la musique… Il était constitué de rubriques qui traitaient de récits de voyages, de mode, de littérature à travers la revue littéraire et un courrier des lectrices s’adressait aux jeunes filles
• 1834 Eugénie Niboyet propose à Lyon la création d’une académie artistique de femmes, l’Athénée des femmes Ce sera une tribune morale et intellectuelle ouverte à toutes les femmes… Il sera fait à l’Athénée des cours de morale, à la portée des femmes auxquelles la nature et le sort ont fait petite part. Il y aura aussi de hauts enseignements où toutes celles qui se sentent force et puissance sont appelées… Les dames membres de la société auront ensuite des réunions particulières pour lire les travaux qui leur seront soumis, ou discuter les questions qui leur seront adressées. Sophie de Renneville écrivaine et journaliste féministe française, édite l’Athénée des dames qui s’affrontait aux idées phallocratiques de la société de son époque et fournissait aux femmes un forum leur offrant des perspectives alternatives
• 1835
- Flora Tristan
imagine dans son Nécessité de faire bon accueil aux femmes étrangères, la mise en place d’une structure d’accueil et de logement pour les femmes seules
- Eusèbe de Salles dans l’Encyclopédie des sciences médicales déclare: Les succubes ont toujours le sphincter relâché et souvent l’anus forme chez eux un bourrelet saillant et épaissis… 

Almanach1837 La Gazette des Femmes-1840 La femme de l'avenir-1844 la Paix des deux mondes

• 1836
- création de l’enseignement primaire féminin
- Louise Dauriat donne au Rannelagh, des cours de Droit social des femmes où elle demandait la révision de tous les articles inégalitaires du Code civil et l’abolition de certains de ses articles; les cours furent aussitôt fermé par la police. Elle déclarait au cours de ces conférences : Malheureusement, il y a des femmes si bien "apprises" qu'elles secondent de tout leur pouvoir contre leur sexe, l'éducation et la servilité si propre à préparer toutes les douleurs de l’épouse…
- La Gazette des femmes, mixte, fondée par Eugénie Niboyet (et ses amis de la famille de Mauchamps) encourage vote et pétitions. Flora Tristan et de nombreuses autres féministes, dont Hortense Allart, Anaïs Ségalas, y participent; une sorte de club, au 27 de la rue Laffitte, rédactrices, rédacteurs, abonné(e)s, se réunit pour soutenir et gérer le journal, et débattre de la lutte pour l’exercice des droits politiques et civiques des femmes
- le Suisse Heinrich Hössli publie le premier volume d'Eros, die Männerliebe der Griechen - L'amour entre hommes chez les Grecs-, qui retrace l'Histoire de l'amour entre hommes dans les domaines de l'éducation, la littérature et la législation, de la Grèce antique au début du XIXe siècle, en passant par les pays islamiques. C’est le premier livre de l'époque moderne à défendre sans détour l'amour entre hommes et à retracer quelques aspects de l'histoire sciemment oubliés ou falsifiés par d'autres
- Angleterre la peine de mort pour relations sexuelles entre hommes n'est plus appliquée mais peine de prison à vie
• 1837 Louise Dauriat adresse aux députés une demande en révision des articles du Code civil contraires aux droits des femmes, elle ne récolte que les rires de l’Assemblée… On n'est pas citoyenne pour être l'épouse d'un citoyen. On n'est telle que quand on exerce des droits civils, politiques et religieux
• 1838 création de la première école normale d’institutrices
• 1843 Flora Tristan dans L’Union ouvrière manifeste pour l’établissement d’une organisation internationale ouvrière dirigée par les classes laborieuses elles-mêmes et où les femmes auraient leur juste place
• 1844 création de l’hebdomadaire pacifiste, premier journal pacifiste internationaliste!, La Paix des deux Mondes par Eugénie Niboyet
- dans un post-scriptum à la quatrième lettre au système sur la réforme électorale, Claude Tillier, pamphlétaire libéral, répond à la question: Pourquoi n'admettons-nous pas les femmes dans les collèges électoraux ? - La raison en est simple : c'est qu'il n 'y a plus d'Amazones; c'est que les femmes sont des enfants qu'il faut éloigner du pêle-mêle de nos assemblées; en termes plus élevés, c'est que les femmes ne sont pas faites comme nous, qu'elles ont des goûts, des instincts, des passions et des capacités différentes des nôtres. (...) qui a jamais vu une idée politique se loger sous un bonnet de gaze ?
• 1846 Italie Cristina de Belgiojoso créé L’Ausonio en mars
• 1847 création du Conseiller des Dames par Z. Bourey. Journal d’économie domestique et de travaux d’aiguilles, romans, conseils ménagers, leçons de bonnes manières, etc. mensuel; y participent: Virginie Ancelot (Marguerite Louise Virginie), Anaïs Ségalas (née Ménard), poétesse, la marquise de Vieuxbois, Louise Boyeldieu d’Auvigny, la vicomtesse de Sabran

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[Louise Félicité Guynement de Kéralio - Théroigne de Méricourt - EttaPalm - Olympe de Gouges - Pauline Léon - Claire Lacombe - Eugénie Niboyet - Suzanne Voilquin - Flora Tristan - Anais Ségalas - Hortense Allart]

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